Comment fête-t-on Halloween au Guatemala ?
Après les costumes du 31, des cerfs-volants géants prennent le ciel
Au Guatemala, Halloween existe dans les villes, les écoles, les centres commerciaux et les soirées, mais le spectacle le plus extraordinaire arrive juste après. À Santiago Sacatepéquez et Sumpango, d'immenses cerfs-volants de papier sont préparés pendant des mois puis exposés lors des foires de la Toussaint et du Jour des morts. Certains atteignent des dimensions monumentales et transforment le ciel en galerie d'art populaire.
Pourquoi ces cerfs-volants sont-ils si importants ?
La tradition des barriletes gigantes remonte à la fin du XIXe siècle et au début du XXe. Ils sont associés aux journées consacrées aux saints et aux morts, à la relation avec les ancêtres et à la volonté d'éloigner les esprits négatifs. Depuis 2024, leur technique de fabrication figure sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'humanité de l'UNESCO.
Le 31 octobre garde pourtant son propre langage
À Guatemala Ciudad et dans d'autres zones urbaines, Halloween se lit surtout à travers les costumes, les maquillages et les fêtes. C'est là que le déguisement de fantôme, le squelette ou la sorcière retrouvent leur terrain habituel : celui du jeu et de la peur pour rire.
Le lendemain, le regard change complètement. Les grands cerfs-volants ne sont ni une décoration Halloween ni un accessoire de soirée : ils appartiennent à une tradition communautaire, patiemment fabriquée et chargée de mémoire.
Sumpango et Santiago Sacatepéquez : quand le papier devient monumental
Des mois de travail
La conception, le collage du papier coloré et l'assemblage mobilisent des groupes bien avant le mois de novembre.
Des images qui parlent du présent
Les compositions abordent aussi des sujets contemporains : environnement, violence, droits humains ou identité collective.
Un lien avec les ancêtres
La dimension mémorielle donne à cette tradition une profondeur très éloignée de l'Halloween commercial.
Le Guatemala est fascinant précisément parce que la bascule est rapide : d'un côté les costumes modernes du 31 octobre, de l'autre une tradition patrimoniale où l'art collectif et la mémoire occupent tout l'espace. Le voyageur qui ne regarde que Halloween manquerait le morceau le plus spectaculaire.
Une excellente destination pour comprendre que « fête des morts » ne veut pas dire une seule chose
Le Guatemala rappelle combien les calendriers du début novembre sont différents d'un pays à l'autre. Pour comparer ces pratiques, continuez dans l'atlas Halloween dans le monde. Et pour rester côté costumes, bonbons et soirée du 31, le guide Halloween rassemble toutes les idées pratiques.